Miaka (prêtresse)

 

 

Pourquoi elle?

Je n'ai pas découvert Fushigi Yugi à sa première sortie en 1998, mais dix ans plus tard à la réedition alors que j'avais grand besoin de me vider l'esprit. J'appréciais déjà certains travaux de Yuu Watase comme Lui ou rien et j'ai pas été déçue: là aussi même si c'était bien du shojo (à propos d'une fille, plein de beaux  mecs et très romantique), l'histoire est digne d'un shonen. Du coup c'est la série manga la plus longue que je possède.

 

Si Yui ne me plaît qu'à moitié avec son côté bonne élève et rancunière plus butée qu'une mule, Miaka m'a semblé parfaite: gentille, (trop?) confiante, un petit ami à baver sur le livre et ayant l'étrange pouvoir de manger comme quatre sans que ça change son apparence. En revanche, je n'aimais pas son habit usuel .

 

 

Un uniforme marron déjà c'est bof, mais en plus je peux pas saquer les macarons.

Donc, l'habit de prêtresse. En plus il était bleu sur la couverture du manga.

 

Manque de chance, c'est obligé de le faire rouge si on veut s'appuyer sur l'anime où tous les détails sont visibles.

C'est le thème "Japon" de la foire de Lyon qui m'a décidée. Pour le défilé cosplay, l'inspiration manga (et qui semble l'être) était recommandée. Dans  ma part manga-anime, presque tout le monde est une gaijin (Oscar, Mathilde, Candy, Sarah...) Ca, ou  ressortir la fille des Enfers donc.

 Fabrication:

A vue de nez ça doit être en soie; il fallait trouver un bon substitut et le satin trop luisant n'en est pas un. J'ai finalement pris du taffetas rouge, et du voile transparent pour le dessous. On  dirait deux peignoirs mis l'un sur l'autre, mais en vrai, c'est loin d'être simple à ce point. Je me suis beaucoup aidée du manga pour les détails.

 

Le voile transparent, hélas, a les coutures qui se voient même avec du fil blanc. (du coup, pas d'ourlet) En outre si je le faisait aussi long qu'en vrai j'allais passer mon temps a marcher dessus. J'ai préféré faire une traîne arrière (ajouté après coup) mais pas devant. Globalement c'est une tunique avec deux pans ouverts devant et des manches papillons, et le col froncé ajouté à part. J'ai utilisé le liséré d'origine du voile au bord, et à défaut, ourlé à la flamme d'une bougie.

Celui en rouge a la même forme en plus court  sauf que j'ai ajouté des manches en forme d'épaulettes cette fois, et aussi ourlé avec une bougie.(si des gouttes de cire tombent sur le tissu, on peut les faire disparaître au fer à repasser) Quant aux rubans du pourtour (d'un seul tenant) je ne voulais pas que des coutures se voient dessus et je les ai fixés à la néoprène. (ils étaient assez épais pour ça) Au  niveau du devant pour le rouge, j'ai prolongé les pans en bas , parce que sinon c'est à se demander comment on ne voit pas la culotte...

La ceinture était faite d'un coupon de coton jaune, j'ai cousu directement le noeud (qu'il ne bouge pas) et ça ferme au scratch en réalité.

Les chaussons sont des pantoufles fushia trouvées au supermarché (rayon enfant) avec le décor peint en doré ensuite. J'ai fabriqué le collier avec deux rangs de fils, des perles de rocaille dorées enfilées dessus, avec en intervalle des perles bleues trouvées au détail à Loisirs et créations. Je ne trouvais pas trois perles en forme de croc, à la place c'est trois longues perles tubes sculptées qui alternent avec des rouges. Les boucles d'oreilles sont des anneaux ovales (absentes de l'anime) mais j'ai préféré suspendre des perles dorées longues à des attaches.

 Les fleurs dans les cheveux sont tantôt bleues tantôt  blanches selon les illustrations.Du coup j'ai pris des décorations de table en papier en forme de marguerites, et peint deux des plus petites en bleu.Puis je les ai superposées avec des grandes blanches, et collé dessus des perles bleues et des paillettes blanches en forme de fleur. C'était collé sur une boucle en brin de laine, avec une petite barette passée dedans.

La tiare est un serre tête en skai tressé doré, (avec des petites perles de rocaille autour) et les trois médaillons dessus des grandes perles métalliques.Elles tenaient grâce à du fil de laiton épais passé dedans. Autour de chacune, des bouts de galons peint en doré et fixés à la colle chaude. Derrière celle du milieu, d'abord une partie plate, découpée dans une canette et peinte en dorée (mieux vaut la faire plus grande comme dans l'anime). Puis une perle géante en forme de croc elle aussi peinte pour stabiliser, le tout fixé à la colle chaude. Les détails gravés sont tracés au feutre. Deux rubans roses sont noués derrière et les deux branches sont reliées par un fil en plastique rose.

Elle porte deux bracelets à chaque poignet, mais je n'en ai qu'une paire, (depuis toute petite) et n'en avais donc qu'un au bras. Quant aux chevilles, je voyais pas où débusquer des bracelets assez grands, du coup ce sont des bandes de vinyle doré  avec du velcro.

Occasion:  Foire de Lyon spéciale Japon.

Jour J:

Je me suis rappelée du Suzaku de Japan Expo en 2006, qui s'était amusé à passer au son d'un faux message répondeur. Du coup, après une intro à coup de générique, j'ai lancé une invocation (avec un pseudo rouleau en bande de thermocollant et ruban autour). Mais après un son de sonnerie, j'ai aussi mis un message "réponse" où Suzaku disait de rappeler plus tard!  Dommage qu'entre autres couacs, la bande-son soit revenue au départ en plein milieu, et devant un public pas vraiment initié en plus.

 

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