Maccha Latte (Sakizou)

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Pourquoi elle?

Sakizou est cette série de livres d'illustrations qu'on trouve un peu partout sur Internet avec des personnifications humaines des pierres précieuses, de pâtisseries  ou des boissons (presque toutes féminines).

Bien que très populaires parmi les cosplayeuses, je n'étais pas intéressée tant que je ne connaissais que les versions, majoritaires, de costumes avec le haut des cuisses apparentes (c'est peut être débile, mais personnellement je n'assume pas). Jusqu'à ce que je tombe sur Maccha Latte qui a une petite jupe (en fait il y en a même avec des robes longues comme j'ai pu le constater par la suite).

C'était tentant d'autant que je carbure au thé vert (pas au lait cependant, Maccha Latte étant le thé vert au lait). J'ai commencé alors que je ne savais pas que l'auteur venait pour Japan expo ; du coup je l'ai porté à deux défilés.

 

Fabrication:

J'avais déjà la chemise de la marque Busk (steampunk) trouvée en boutique médiévale. La lavallière aussi car c'était celle de Belle Pirate, ainsi que le nœud et le camée de Marron. Il restait à ajouter un groupe de perles peintes en bordeaux et épinglées sous le nœud, et à coudre six boutons bruns sur chaque manche. Comme elles ne terminaient pas comme sur l'illustration, j'ai fabriqué des wristcuffs en coton et dentelle, fermés par des boutons pressions.

Pour le bas de la chemise, j'ai décidé d'en faire un serre taille indépendant en velours marron. Il ferme au centre avec trois boutons en laiton. De chaque côté, j'ai fixé un ruban crème, un plus fin, un autre plissé, et enfin de la dentelle teinte dans du thé noir. Le premier ruban a des motifs, évidemment introuvables, et que j'ai dû peindre à la main.

Même problème avec le tissu de la jupe. Quand un tissu est rayé et qu'on ne trouve pas son équivalent (c'était le cas) il faut soit peindre les rayures sur un tissu uni de la bonne couleur soit acheter le tissu avec les bonne rayures et ensuite le teindre. Pour m'assurer que les rayures seraient régulières j'ai opté pour la seconde solution, en prenant quatre mètres de coton blanc rayé de  fines rayures marron sur Tissus.net. Je l'ai teint en vert anis (identique au vert maccha justement) puis fait la jupe (bouffante grâce à un jupon Bodyline) à partir de quatre trapèzes afin que les rayures restent régulières. On ne voit pas l'arrière, et j'ai dû imaginer une sorte de deux faux-culs l'un sur l'autre (on les voit sur le côté) et deux queues de pie (on les voit qui dépassent dessous). Le tout avait une épaisseur si phénoménale que j'ai même pas essayé de les coudre les uns aux autres puis à la jupe. A la place, cette dernière a plusieurs boutons cousus à l'intérieur de la taille  et des oeuillères étaient ouvertes à l'intérieur des rajouts divers, il fallait les assembler en les enfilant dans les boutons. J'ai aussi pensé que ça rehausserait l'ensemble s'il y avait un gros nœud derrière, que j'ai fixé sur une ceinture amovible. Comme on ne peut pas voir les détails de près, on ne pas dire si les motifs du bas sont des broderies (ou des morceaux de sucre??) ou pas. J'ai décidé de coudre en bas des perles nacrées en forme de losanges.

 

Même problème toujours pour les collants, de tels motifs n'existent pas dans le commerce. J'ai commandé des collants jaunes en ligne (ils n'étaient pas si vifs sur les photos...) puis les ai enfilés (indispensables pour que tous les motifs soient au bon endroit) et peint les contours à la tulip verte et les fonds à l'acrylique blanche ou bordeaux. Et bien sûr une fois secs et retirés, l'état des jambes nécessite un lavage immédiat. L'ombrelle blanche vient d'ebay, j'ai cousu de la dentelle à froncer autour du bord (ouvert) et au sommet, avant de passer un ruban marron dedans. J'ai aussi cousu un nœud large de velours marron et collé dessus un camée bleu trouvé en mercerie (et aussi repeint en bleu le camée du col pour qu'il soit assorti) J'étais à court d'idées tordues et de budget pour que mes bottes victoriennes paraissent bicolores, mais j'ai mis des lacets blancs semblables à l'illustration .

La tasse sur la tête ne pouvait pas être une vraie (trop lourde) et devait être en plastique de toute façon afin de pouvoir être percée au fond. Celles de dînette auraient été trop épaisses et j'ai simplement acheté un modèle jetable à pique-nique, puis ai coupé l'anse d'origine et l'ai remplacée par un morceau de bolduc fin (souple, ça ne risquait pas de casser dans le transport ). J'ai repeint le bord en brun et doré, ainsi que la soucoupe qui était le fond d'un bol également à pique nique. J'ai percé la soucoupe est la tasse au fond à l'aiguille chauffée et enfilé un fil de fer pour les attacher à un fond de carton où j' ai aussi collé des fronces d'un ruban à fleurs roses, de coton rehaussé de dentelle, et d'un nœud du même tissu rayé bordé d'un ruban de satin marron. Un nœud identique était fixé à une barrette à l'arrière de la perruque. Un troisième était fixé à un ruban plus long, fermé par un bouton pression autour du cou. Le carton lui même était fixé à un élastique passé dans un ruban de dentelle plié en deux. Sur le côté, difficile de deviner si la forme ronde était une rondelle de citron (bien possible avec du thé) mais j'ai préféré coller une fleur de tissu jaune et coudre trois franges de perles de nacre. Quant au liquide dans la tasse c'est un autre fond de bol collé, avec des brins de coton pour simuler la mousse peinte en vert (le thé) et en blanc (la mousse de lait en forme de cœur). Ce headdress était cousu et fixé à l'aide de barrettes sur la perruque.

 

J'ai reporté le costume à Japan Touch, (avec un plateau de théière et de gâteaux) après avoir renforcé le serre taille et mis un nouveau jupon court Hell bunny; je suis passée sur la "Complainte de la serveuse" du Naheulband.

 

Occasion : Japan expo 2012 (samedi et dimanche)/Japan touch 2012 (samedi)

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